Le Comptoir De Kar

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 Séquences de Loyauté Conditionnée

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Lyan, Hastane
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MessageSujet: Séquences de Loyauté Conditionnée   Mer 22 Avr - 21:53

N'extirpez aucune information de mes écrits pour les appliquer à votre personnage. Il s'agit de récit simples, écrit à la suite de scènes ou de tournants intéressants.

LjD Lyan a écrit:
Séquences "Kar" de :
LOYAUTÉ CONDITIONNÉE

Le maître n'est jamais bien loin du chien, même s'il est égaré.



- Je serais encore idiot de me venger de ces chatouilles à une femme amoureuse ! souriait Lyan, étendu sur les coussins du haut de la Bibliothèque en compagnie de Frydallie.

Près d'eux, un Spectre faisait allers et retours dans la salle ou ils nichaient. Le gamin et la jeune femme continuaient leurs jeux enfantins, sans tant se soucier de la présence Mortanyss. Ils étaient en plein Kar, après tout... Mais ils se trompaient. Quelques secondes après, Lyan reposait dans les bras d'un Spectre peu fréquentable.

Le tout avait été d'une vitesse étonnante. Il s'était approché de Frydallie avec une excuse bidon, et lui avait fait boire une potion de transformation. Elle était, désormais, impuissante en petit rat. Mais Lyan, fort rusé malgré son amnésie, avait vu la situation avec une alerte maximal. Il s'était relevé sitôt sur ses pieds et fuyait vers les marches, tout à coup moins aveugle. À son douzième pas de course, une mine se déclencha. Il n'était désormais plus que glaçon.

Sitôt fait, le Spectre fourra le gamin sur son épaule, se jetant du Troisième étage pour atteindre le sol dans un choc diminué par son Éther. Ainsi se conclu avec brio un kidnapping réussi.

Le gamin fut traîné sur un bateau déjà posté non loin, que les matelots s'évertuèrent à faire décamper au plus vite. Sitôt kidnappé, sitôt enfuis. L'enfant pleurait, désespéré. Sa mémoire était toujours aussi blanche, amnésique et inconnue. Pourtant, tant de gens attentait à sa liberté... Un esclave, han ? C'est ce qu'il savait, ce qu'il redoutait, ce qu'il refusait. Mais ces mots...

- Je vais te rafraichir la mémoire ! Je suis ton maître, que tu le veuilles ou pas, tu m'appartiens ! clama t'il en enchaînant poignets et cou de lourdes chaînes massives.

Ainsi fusèrent les minutes, ou ils regagnèrent le repaire.

Attaché contre une rampe des Cents-Pointes, le gamin craignait. Un petit objet avait été fixé à son cœur, retenu par un crochet douloureux. Il était enlacer de fils de fer tout autour de son torse. Ce même dispositif était répété au flanc inférieur, et à sa colonne vertébrale. Chaque dispositif semblait... explosif. Il se crispait, retenait ses larmes et ses questions. Pourquoi, diable !?

- Bien... les voilà chargés et activés ! lâcha le Mortanyss avec une fierté visible. Je t'explique, dans une semaine, les cristaux qui se trouve à l'intérieur seront fracasser, et leurs énergie sera relâché, provoquant une explosion. Ton corps et ta colonne seront les premières victimes. Si jamais ton corps ne se consume pas dans les flammes, ta vie sera bien ennuyeuse...

Les yeux écarquillés, l'enfant était sans voix.

- Je peux remettre le compteur à zéro, mais pour ça il faut venir me voir. Et surtout.. ne pas me trahir. C'est solide, ça n'explosera pas si tu chutes ou si tu te fais frapper.

- Si... si je.. je vais ailleurs c'est... une trahison ? souffla l'enfant avec appréhension, les yeux gonflés et rougis.

- Tu peux faire comme si de rien n'était. Ne dit rien sur moi, sinog, je vais le savoir.

En toutes possibles situations, il était perdant. Il mourrait si quoi que ce soit arrivait au dispositif, s'il ne venait pas le voir régulièrement, s'il n'était pas loyal... Le Mortulum sur terre... Ses cauchemars devenus réalités... Mensonges renouvelés.

- Tu es mon esclave... et si tu ne m'obéis pas... tu es morte. Voilà... Il souriait de son minois décharné, observant le gamin d'une moue malicieuse. Puis sèchement le spectre empoigna les chaînes qui lui cerclait tant les poignets que le cou, et tira d'un coup vif. Ils déposèrent les pieds dans la Taverne.

Le regard du gamin était évasif, incliné sur le bas, probablement humilié. La douleur à sa poitrine, causé par le dispositif, lui laissait une mine dépressive. Finalement, aucun mot ne sortait de ses lèvres. Lorsque ses pieds furent posés sur le dallage de la Taverne, nombre de personnes quittèrent, le cœur serré. Mine de rien, notre petit gamin était attachant, même au confins du cœur des malfrats. Aussi le pseudo-maître le laissa t'il à la taverne, les chaînes pendant à ses frêles bras, lui laissant subir le lourd poids qui obligeait ses mains à le longer. Une chaîne pendouillait également sur son torse, attachée contre son cou.

Mais Lyan n'y aurait resté pour le moins du monde. Malgré les soucis que ça engendrais, à la première occasion, il fila vers Kar, à nouveau. Ses pas épuisés ne lui donnèrent pas la possibilité de s'écraser dans son lit, mais contre un mur de sa chambre. Assoupis par épuisement, l'enfant dormit sans rêve, le minois froncé et les muscles crispés de craintes, de terreur et d'incompréhension.
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Lyan, Hastane
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MessageSujet: Re: Séquences de Loyauté Conditionnée   Sam 25 Avr - 21:46

L'homme ne promène pas son chien,
c'est lui qui est promené par son chien.



- Regarde, Lyan. Confia l'Illuminé, assis sur ce banc devant le foyer de sa demeure.

- Mmh ?
s'enquit l'enfant, qui s'approcha doucement de l'homme avec une certaine prudence.

Ils étaient tous les deux chez Wilard. Lyan l'y avait invité, puisque son minois ne lui était pas inconnu. Le centre de Kar n'était pas l'endroit idéal pour discuter des Cents-Pointes, ainsi furent-ils obligés de trouver une endroit plus intime. Sa maison s'y prêtais à merveille. On y voyait donc ce Prêtre à l'allure souriant, assis près du foyer, et ce gamin aux faux airs d'aveugle, l'observant avec une distance polie.

Mais la discussion était tout autre.

- J'ai quelque chose pour toi. Ainsi extirpa t'il de son sac un cristal de Nox verdâtre pour le tendre vers le gamin. La personnalité de ton Maître y est enfermé. Son côté méchant, bref. En lui présentement il n'y a que du bon, l'autre y est enfermé. Je te le donne. Garde ton Maître au creux de ta main, mais tu me devras une promesse.

Les yeux écartillés d'étonnement, le gamin s'empara du Nox. Il approcha le cristal près de son œil, détaillant l'intérieur à tentant d'y percevoir la dite personnalité, sans succès. Pourtant, quelque chose lui disait que ce Prêtre ne mentait pas.

- Tu devras l'échanger contre ta liberté. Vous devrez tous les deux avoir le choix, puisque là est la liberté. Me le promets-tu, Lyan ? Remet lui.
expliqua le prêtre longuement, reformulant et reformulant une partie de la soirée à un gamin fortement opposé. Il ne comprenait pas pourquoi il devait laisser le choix à un être aussi vil.

Néanmoins, il accepta. Ainsi s'empara t'il du cristal avec une pointe d'anxiété. Le lendemain, il était sur le chemin des Cents-Pointes. Il était donc face à son Maître, à la dextre de l'Illuminé, le cristal en main. La discussion allait bien, le Maître allait bon. Il lui expliqua le fonctionnement du dispositif explosif, et la manière de remettre le compteur à zéro. Avant même que l'enfant ait pu parler du marché, sa liberté lui était déjà offerte.

Mais un regard à l'adulte Hastane suffisait pour l'obliger à en parler, même si le gamin était libre, tant que le Maître lui-même était libre de sa seconde personnalitée. Une autre facette de lui qu'il tenait dans la paume de sa main...

- Si je comprend, tant que je garde le cristal avec moi je suis libre, puisque si je vous le donne, vous ne l'êtes plus.

- A toi de décider se que tu veux en faire, Chancelier. ajouta l'Illuminé, tout pour déplaire au gamin.

- Je me sentirais plus en sécurité si je l'avais avec moi... répondit le Chancelier des Cents-Pointes, avec un désir possessif évident, vue son ton quasiment psycopatique.

- Je n'aurais plus aucun contrôle sur ma liberté, si vous l'avez. Souffla le gamin avec appréhension, envoyant une œillade incertaine vers l'Illuminé, qui hocha la tête. Avec hésitation, le gamin vint remettre le cristal à son maître, qui lui arracha pratiquement des mains.

- Hmm.. ironique... ajouta le Spectre en observant le cristal, à quelques pouces de son œil. Je peux te demander une dernière faveur ? À prendre comme un ordre.. Heu... une demande, pas un ordre.

- Dites toujours...

- Un coffre rembourré de coussins, et bien solide. Il opina pour lui même, rangeant prudemment le cristal dans une de ses poches. Après cela, ne le prend pas mal, mais j'aimerais ne plus jamais te revoir.

- Avec plaisir.

L'enfant s'échappa des murailles de cette citée Sombre, un poids sur le cœur. Qu'arriverait-il à ce cristal ? Serait-il brisé un jour, brisant avec lui sa liberté ? Plus aucun contrôle, il ne pouvait que profiter au maximum des minutes, des heures et des jours passés à Kar.

Qui sait quand ils se briseront dans un éclat de Nox ?
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Lyan, Hastane
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MessageSujet: Re: Séquences de Loyauté Conditionnée   Mar 28 Avr - 15:00

Le loup est l'évolution du chien.


J'ai fugué. Hier, précisément. Je reviendrai ce soir seulement, trop peu pour inquiéter franchement, assez long pour qu'il comprenne. Parce que je ne l'ai pas fait pour le plaisir. Ou je suis, ça m'ennuie franchement. Les Cents-Pointes ne me sont plus aussi familières qu'avant. Je vois les gens qui me reconnaissent, je vois les coups que je reçois, parce que je les provoque. Ça m'enlève ma tension, ça m'enlève ma rage.

C'est comme ça j'agissais, avant de perdre ma mémoire. Une peste de gamin qui provoquait les adultes, accueillant les coups d'un sourire ironique. Mais apparemment, ma mémoire me permet pas encore de m'y plaire. J'ai peine à rester là, mais je le fais, pour qu'il comprenne.

C'est simple.

Un loup n'est pas un chien. Le loup est l'évolution maximal du chien. Le chien s'ayant affranchit de son maître, libre, digne, fier. C'est le chien qui a réussit en tous points, qui a trouvé des gens pour former sa meute, qui sait se battre, qui tien à sa liberté. C'est... mon idéal. Le chien que je suis aspire à être loup.

Mais voyez-vous, Monsieur Wilard n'a trouvé rien de mieux que forcer un loup à tuer ses frères et à nous servir, en guise de chien. Est-ce possible ? Est-ce humain ? Comment peut-on forcer un loup à faire une telle calomnie quand sa liberté, il l'a gagné ? Comment peut-on mettre en esclavage, en vulgaire servitude, un loup !?

Les chiens servent à ça ! Les chiots servent à être dresser, les chiens à être loyaux, les loups à être libres ! C'est un concept primaire, basique.

Je suis un chien, j'aspire à être libre. Je suis un chien et je serais loup un jour. Mais le pourrais-je, lorsque je vois ces loups se faire mettre en esclavage ? Pourrais-je être libre un jour, ou un Maître de la moue à mon tuteur viendra me retirer cruellement mon idéal ?

Nanti, je me battrai pour ta liberté.
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Lyan, Hastane
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MessageSujet: Re: Séquences de Loyauté Conditionnée   Dim 24 Mai - 15:35

Pour faire partir un chien, détestez-le.


Une fleur à la main, l'enfant tremblant s'approcha lentement de Frydallie, assise à son endroit habituel à l'intérieur de la bibliothèque. Il y a des mois, des semaines qu'il n'avait pas pu poser les pieds à Kar. Son cœur se serrait déjà, sachant pertinemment ce qu'il s'apprêtait à faire. Lorsque sa présence se fit sentir aux côtés de l'écrivaine, il déposa lentement la fleur sur la table.

- Madame Frydallie,
souffla l'enfant à la voix brisé, luttant contre l'expression qui trahissait son pauvre sourire.

Mais il n'eut le temps de réfléchir à ce qu'il ferait, à ce qu'il dirait, tant son cœur battait, tant les regrets l'assaillaient. C'est le souffle court qu'il se tâchait de sourire, un sourire qui ne dura très longtemps.

- Monsieur... Monsieur Sherlock m'a dit que... vous aviez déchiré mon mot et.. et tout ça donc je... je vous embête ? Il faut... il faut pas hésiter à me le dire, je disparaitrai de suite...
son ton chancelant, l'enfant n'avait que larmes qui remontaient à ses yeux. N'avait-il donc pas dit cette phrase il y a peu ? Bien sûr, à Séphora, qui le dardait alors d'un regard froid et haineux. Parce que c'était sa faute... (Voir séquence précédentes)

- Je peux compter sur une main le nombre de fois que tu as couché à la maison depuis que tu t'y est installé... avoua la Kardar d'une voix froide, ou nuls inquiétudes perçait ses yeux.

- Bien sûr... souffla l'enfant, souriant à nouveau d'une mine incertaine et hésitante. Je comprend... je... ne vous embêterai plus. Je suis qu'un poids pour vous, dame Frydallie. Nuls inquiétudes, je disparais céans.

Ainsi s'inclina t'il, le coeur serré de tristesse. Il releva un regard vague vers le minois dur de la dame avant de tourner le pas, refoulant ses larmes. Il déposa la clef sur la table, quittant d'un pas hésitant, d'un pas mou.

Sitôt fait, il se jeta chez Wilard, enfouissant son minois dans ses mains, laissant libre court à sa tristesse.

- Il le fallait, il le fallait ! gémit le cabot entre deux sanglots. Je.. je pouvais plus ! Plus elle.. pas après qu'il... qu'il m'est menacé de tuer ceux à qui je tenais... Plus... plus maintenant. C'est.. mieux comme ça, han ? C'est... mieux comme ça.. Elle aura pas de mal... elle vivra et sourira encore... Rien à ficher si j'y suis pas pour le voir... Pour... pour sourire en la voyant libre....

Parce qu'un jour ou l'autre, il devait tirer un trait sur ses plus grandes amours, ses plus grandes amitiés, car une âme morte le lui aura ordonné.

Parce que sa Loyauté était conditionnée.

L'enfant éclata de nouveaux en sanglots.
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